Alain Nemoz

Professeur Emérite, Université Joseph Fourier-Grenoble 1.

  Université et développement durable

 

 

Les sociétés de notre planète sont incontestablement entrées dans une nouvelle étape de leur développement ou… de leur  sous-développement… du fait des évolutions climatiques largement confirmées par les observations et les recherches scientifiques.

A leur mesure, l’Université, les Universités en général, de par leurs missions fondamentales de formation, de recherche et d’insertion professionnelle, acteurs sociaux incontournables par leur insertion territoriale et leur rayonnement international, sont totalement concernées.

Pour contribuer au retournement des paramètres défavorables, les universités doivent apporter leur part de compétences en intégrant dans leur gouvernance, dans la formation de leurs étudiants et de leurs personnels, dans leur développement immobilier, ces observations avec leurs analyses et leurs conséquences et soutenir la recherche sur ces domaines en vue de renverser la tendance.

L’Université Joseph Fourier a conscience de cette alerte, grâce aux travaux, connus et reconnus au plan international, de ses chercheurs sur l’écologie alpine, sur la glaciologie et l’étude du climat, sur les risques naturels et industriels ainsi que sur les questions de sureté, de traitement de déchets et de démantèlement des installations nucléaires.

Elle développe, souvent depuis longue date, des formations de master, d’ingénieur et de Doctorat, sur ces créneaux sensibles et contribue en matière de Culture Scientifique et Technique au débat Science-Société, avec notamment le Centre Culturel Scientifique Technique et Industriel -La Casemate de Grenoble.
C’est un bon exemple crédible !

Ces programmes essentiels doivent se développer en associant toutes les compétences nécessaires concernées, les scientifiques à la base de l’observation de l’évolution climatique évidemment, les analyses et recherches des économistes, les spécialistes de la conduite des politiques publiques, les juristes et les experts internationaux sur ces sujets, appelant ainsi à un nouveau comportement sociétal sur des arguments scientifiquement fondés.
Bienvenue au « Plan Vert dans les Universités ».