Christian Rochette

Maire de St Rémy de Maurienne.
Président du Syndicat de Pays de Maurienne.

  Le développement durable

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et la montagne

 

C’est un truisme de dire que l’époque est au développement durable, plus rien ne se fait, ne s’écrit qui ne traite de cette notion hautement symbolique et incontournable, le développement durable …

Je crois sincèrement que la montagne et les vallées qui la desservent ont peut-être plus que d’autres engagé cette lutte pour un développement raisonné et durable.

Aujourd’hui 80% de la population, de la production et de la richesse est focalisé sur les villes et les agglomérations, sorte de métropoles grouillantes de vie mais polluantes où le développement exponentiel de l’activité a omis de penser « durable », même si les collectivités territoriales essaient de rectifier le tir avec plus ou moins de réussite.
Dans le milieu rural, comme en montagne, l’espace est fondamentalement utile et doit être préservé à tout prix.

J’ai constaté comme tous que jusqu’à la dernière décennie le développement de l’activité touristique a été très rapide et souvent sans penser trop « durable ». Aujourd’hui, sous la pression concomitante des habitants, des pouvoirs publics mais aussi des « clients », le développement « durable » est réellement pris en compte. C’est devenu une impérieuse nécessité.
De la charte des Maires des Stations à la Convention Alpine et aux directives diverses, tout concourt à limiter et quelquefois « contraint » à penser durable.

Je suis sûr que c’est un pas immense et un schéma irréversible … pour le bien des autochtones, mais aussi des activités touristiques et agricoles elles-mêmes, car un développement raisonné et précautionneux du milieu est par essence porteur d’avenir …   Et durable.

Aujourd’hui, les grands groupes industriels RIO TINTO/ALCAN en tête, imaginent quitter les vallées alpines pour aller produire à moindre coût hors de l’Europe devant l’augmentation prévisible des tarifs de l’énergie, avec de véritables drames humains et des vallées sinistrées comme perspectives. De plus l’empreinte écologique pourrait être considérable avec des productions basées sur l’énergie électrique produite à partir du gaz ou autre énergie fossile. Ceci est contraire au développement durable et doit être combattu fermement, car à quoi servirait il de produire en réduisant l’impact chez nous, si c’est pour aller faire bien pire ailleurs.
Je veux rester optimiste et croire qu’après Copenhague un pas de plus sera fait dans le bon sens.