Déchets et consommation : pourquoi et comment agir
Article de Caroline Forgues, le 18 mai, 2009
La problématique des déchets telle qu’elle se pose aujourd’hui est intrinsèquement liée à nos comportements de consommateurs effrénés et plus globalement, à l’organisation de notre société de consommation. Cependant la montée en puissance des préoccupations éthiques, sociales ou écologiques est sans conteste l’une des tendances marquantes de la dernière décennie dans la sphère de la consommation qui peu à peu fait apparaitre une nouvelle typologie de consommateurs : le consommateur responsable.
Caroline Forgues, - consultante «Cairn Environnement» à Perpignan - expose ici la situation actuelle de la gestion des déchets, pour mieux appréhender les démarches possibles et nécessaires de prévention. Avant d’examiner comment il est possible, collectivement et individuellement de réorienter nos comportements, elle nous propose une petite ballade historique* du déchet et de ses représentations à travers le temps.
Les déchets refont leur apparition après une longue période de dénégation.
Si le déchet a toujours existé, la sédentarisation et l’agglomération des hommes dans les villes ont conduit à des accumulations qu’il a fallu gérer : Cnossos avait un système d’enlèvement des ordures 2000 ans avant JC, avec lesquelles on fabriquait du terreau. Depuis lors, le déchet est externalisé, éloigné des villes.
Cet éloignement est d’abord physique : au Moyen Age, on jette «tout à la rue», excréments humains et animaux, ordures, ces dernières servant à l’alimentation des basses-cours et des porcs. Le mode d’élimination est celui du tassement naturel, ce qui surélève les rues au fur et à mesure du temps. On vit sur les ordures et les excréments, témoignage d’une certaine tolérance. Les déchets sont utilisés comme engrais bien sûr, mais aussi en médecine et en cosmétologie, pour la fabrication d’ammoniaque par exemple. A la Renaissance, les préoccupations d’hygiène se doublent des préoccupations pour une ville nouvelle propre, belle, ordonnée : il faut chasser les indésirables hors de la ville, leur assigner un lieu. Du 13e siècle - premières velléités royales d’interdiction de dépôt dans la rue - au 18/19e siècle, on assiste à un développement de l’organisation du «cycle des immondices», avec une différenciation entre les produits liquides/boueux (excréments, eaux usées) évacués par l’eau (mise en place des égouts au 18e siècle à Paris) et les produits solides : Monsieur Poubelle, Préfet de police de Paris, impose aux habitants, en 1884, de sortir leurs déchets sur la voie publique à heure fixe et dans des récipients.
Mais cet éloignement physique s’accompagne d’un éloignement psychique : le déchet est ce qui est déchu (racine «cadere» - tomber, la même que cadavre) c’est la mort des objets et des matières. Excrément, déjection, rejet, rebus (de «repousser»), résidu, détritus, débris, ordure (de «ord» sale), immondices («immondus» sale, malpropre, obscène), … tous les qualificatifs renvoient à l’évacuation (préfixe dé et ex/é : hors de) et à la souillure, à l’usure. Il faut donc éliminer (hors de «limen» le seuil), faire franchir le seuil de la maison, puis de la ville à ces matières qui renvoient à l’image souillée de nos activités. Face obscure des diptyques propre/sale, dedans/dehors, montré/caché, vie/mort, le déchet est déprécié et banni de la cité, de l’espace public.
Confiés à des hommes de l’ombre, éboueurs/égoutiers/fossoyeurs, Intouchables en Inde par exemple, ils sont évacués de nuit dans des voitures bien closes, dans le cadre d’une organisation publique qui les fait disparaître …
Cette «publicisation», donc dépossession des particuliers de leurs responsabilités face à leurs «restes», est actée de façon claire dans la première loi française sur les déchets de 1975 : ce sont les collectivités locales qui ont l’obligation de collecte et traitement des déchets ménagers, aidées par une démarche de planification à l’échelle départementale.
Pourtant le statut de déchet n’est pas pérenne : la matière ou l’objet qualifié comme tel quand il sort de la sphère privée et souille l’espace public, dé-valorisé un temps, n’est qu’un résidu provisoire dans l’attente d’une nouvelle utilisation. Pour cela intervenaient autrefois les chiffonniers fouillant les ordures dans un ordre bien déterminé (le chiffonnier placier détenait un droit de fouiller en place - dans la cour - prenant les meilleures ressources avant les autres chiffonniers) ; aujourd’hui les récupérateurs organisés au sein d’une fédération professionnelle.
La définition réglementaire du déchet reprend ce constat : le déchet est une matière, objet, résidu, un bien meuble, que l’on abandonne ou que l’on destine à l’abandon.
Submergés par nos déchets, nous assistons à leur réhabilitation en tant que ressources : les collectivités et les industriels y trouvent leur intérêt, les techniciens travaillent la question (naissance de la science du déchet, la «rudologie»). Autre raison, la prise de conscience du public, et un intérêt «forcé» lors des projets d’installation d’usines de traitement (incinérateurs ou décharges) : les associations de refus de ces projets deviennent force de proposition pour des gestions alternatives, avec un accès aux informations via les plans départementaux.
Saurions-nous enfin regarder nos déchets en face ?
Production et prévention.
Malgré une relative stagnation ces dernières années, notre poubelle ménagère n’a cessé de grossir ; l’augmentation d’environ 1% par an depuis 1975 a conduit à un doublement des quantités produites par an et par habitant. Aujourd’hui, avec en moyenne 373 kg/an/hab. de production d’ordures ménagères brutes, on a dépassé le seuil symbolique du kg/jour. Si l’on comptabilise les déchets assimilés (commerces, administrations, petites entreprises), c’est 450 kg/an/hab en moyenne que les collectivités locales doivent gérer.
Qu’en faisons-nous ? Nous les recyclons et valorisons trop peu, c’est un constat partagé. Les expériences d’autres pays ou de certaines communes montrent que l’objectif d’une valorisation aux ¾ de notre poubelle «ménagère» est réaliste ; en recyclant plus, en compostant beaucoup plus, en réutilisant les objets. Les déchets ménagers ne représentant que 4% de la production totale de notre pays, la constatation vaut pour les autres également (déchets du BTP, déchets de l’agro-alimentaire, déchets industriels).
La valorisation des déchets est une solution certes, mais elle reste onéreuse, contraignante, faisant appel au civisme. La prévention fait appel au bon sens. Mieux vaut une tonne de papier non consommée, qu’une tonne de papier consommée (à la maison comme au bureau) et recyclée !
L’objectif de la prévention des déchets à la source ne vise pas seulement à éviter la mise en décharge ou l’incinération des flux valorisables/recyclables, mais plutôt à éviter la production du déchet à la source ou à le détourner vers un second usage, une seconde «vie».
La définition officielle du ministère de l’Ecologie est la suivante : les actions de prévention portent sur les étapes amont du cycle de vie du produit avant la création ou la prise en charge du déchet, de l’extraction de la matière première jusqu’à la réutilisation.
Schématique de la prévention
L’objectif de prévention, inscrit dans les directives et la loi française depuis 1975, commence à peine à être mis en avant par les politiques publiques. Après un plan de prévention en 2004, c’est désormais le Grenelle de l’environnement qui a repris un objectif chiffré (-7% en 5 ans) via la loi de programmation (Grenelle n°1). Pour mettre en place cette politique, les administrations sont sollicitées pour montrer l’exemple (programme du «verdissement» des administrations, avec des actions relatives aux achats et aux comportements ). France Nature Environnement relaie l’opération, avec un site très riche en informations et documents de sensibilisation). Lire aussi notre article Gestion des déchets ménagers : et si la France rattrapait son retard ?
Que peut-on faire pour prévenir nos déchets à la source ?
Les actions individuelles sont de loin les plus significatives en termes de résultats ; le consommateur détient un pouvoir déterminant dont il n’a pas encore mesuré tous les effets. Que se passerait-il si toutes les boites aux lettres de France et de Navarre affichaient un «stop, pub» ; si les milliers de couches jetables étaient boudées et remplacées par des couches lavables ?
Sans doute un glissement de l’activité économique vers des offres plus responsables vers de nouveaux modes de fonctionnement à inventer.
Eviter le déchet «totalement» peut éviter le produit ; celui que l’on nous impose tels les imprimés publicitaires, 1 Mt/an, soit 17 kg/an/hab. Mais aussi s’interroger sur nos besoins et sur l’utilité sociale des produits que l’on nous propose (cela rejoint les démarches de simplicité volontaire, de comportements «minimalistes» pronés par les défenseurs de la décroissance).
Mieux choisir ses produits, c’est devenir citoyen responsable : éliminer le jetable, éviter les emballages, acheter des produits qui intègrent des matières recyclés et qui sont produits avec des impacts limités, choisir des produits à longue durée de vie…
Prolonger la durée d’utilisation, la «vie» des appareils et objets : réparer, rénover ce qui a (presque) complètement disparu des comportements. Une étude anglaise a montré que 10% des dépenses liées aux appareils ménagers étaient aujourd’hui consacrés à la réparation contre 50% dans les années 60. Pour les chaussures, le taux est passé de 35% en 64 à 1% en 2003. Dans les 2 cas, c’est à la fois l’arrivée massive de produits bon marché importés et l’attrait de la nouveauté/ou la course à la vitesse pour l’informatique qui poussent au renouvellement et au délaissement de l’usagé. L’absence de pièces de rechange et la non-réparabilité des objets (cas des chaussures de sport) sont ensuite un facteur limitant. Pourtant la réparation entraîne pratiquement toujours un bénéfice écologique : si les vieilles machines à laver dévoreuses d’eau et d’énergie par exemple gagnent à être remplacées, la fabrication d’un écran d’ordinateur consomme tellement d’énergie que son remplacement par un écran plus économe n’est pas intéressant écologiquement.
Réparer et rénover permettraient de créer un tissu économique local de services. En France aujourd’hui, ce sont des structures de type Emmaüs ou le réseau «Envie» qui jouent ce rôle de réparation/rénovation et revente d’objets de seconde main. Le concept de recyclerie, faisant intervenir l’économie sociale et solidaire, fait son chemin au niveau politique mais peine pour l’instant à se mettre en place dans des proportions qui inverseraient la tendance. Car il faut à la fois que le fonctionnement de ces structures s’adapte à des flux plus importants mais également qu’il existe des clients pour ces produits.
Ce qui sans doute reste le plus complexe, c’est de revisiter la notion de propriété. Au lieu qu’un bien passe de propriétaire en propriétaire, l’idée de partager les biens pour les utiliser au mieux germe çà et là.
Ainsi, pour éviter le gaspillage de vaisselle jetable, la ville de Munich a créé un service de location de vaisselle réutilisable et de lave-vaisselle : la production de déchets pendant la fête de la bière a chuté de 11 000 tonnes à 500 tonnes, soit 20 fois moins. En France, les «Ecocup» font aussi leur apparition dans les festivals.
Passer à des modes de propriété en commun ou acheter des services plutôt que des biens sont des démarches encore très marginalisées, car au delà de la révolution des mœurs, cela demande de réorganiser les services de vente, (une voiture partagée est pourtant mieux utilisée et entretenue qu’une voiture particulière).
Les ventes entre particuliers (peer to peer) qui consiste à se défaire de la propriété pour partager les biens, par exemple les livres, CD, DVD, … rejoint une certaine forme de minimalisme.
Aller au delà des actions collectives, réorienter l’économie.
Mais les actions individuelles ne suffisent pas, car souvent l’offre est absente ! Ce sont donc les processus de production, de distribution et de vente qui doivent être modifiés par les entreprises et orientés par l’action publique.
Les entreprises ont un rôle important à jouer, notamment au niveau de la conception des produits et de leurs emballages :
- sur les produits : développement d’outils de conception prenant en compte les impacts (consommation d’énergie, pollutions, déchets) sur tout le cycle de vie. Les déchets seront pris en compte au cours de la fabrication et en fin de vie, mais surtout la réparabilité et la recyclabilité. Des outils sont développés (électroménager, ameublement, …) mais cela ne permet pas de freiner la tendance au renouvellement, à la baisse de la durée de vie des appareils, à leur non réparabilité.
- sur les emballages : diminution sensible des poids unitaires, mais aujourd’hui le gain unitaire est compensé par l’augmentation du nombre d’unités mises sur le marché.
Au delà, on ne peut pas compter sur les entreprises pour s’auto-limiter dans le développement de produits inutiles, et de créer le besoin correspondant : un produit bien conçu peut ne présenter aucune utilité sociale. On voit cependant des entreprises construire leur développement et leur marketing sur des produits «écolo», surfant sur la vague mais faisant également le pari du changement de tendance.
Pour responsabiliser les secteurs économiques, les producteurs de biens sont rendus responsables de la fin de vie de leurs appareils. Ils doivent organiser et financer la collecte et le traitement des produits en fin de vie, avec des objectifs de réutilisation et de recyclage, et intègrent les coûts correspondants dans le prix du neuf : le financement bascule du contribuable au consommateur, en augmentant au passage puisque que les déchets étaient généralement mal traités.
Le premier exemple est celui des emballages : le point vert présent sur les emballages correspond à une participation versée par les metteurs sur le marché à un éco-organisme, Eco-Emballages ou ADELPHE, qui finance la mise en place des collectes sélectives. Cependant ce financement n’est que partiel (50% environ du coût total selon AMORCE). De plus, l’organisation d’Eco-Emballages n’est pas un modèle de transparence ni d’efficacité pour la prévention, car ce sont les entreprises elles-mêmes qui fixent le montant de leur contribution et gèrent les sommes correspondantes. Un scandale récent lié à la tempête financière a encore terni l’image de cette organisation.
Ce système a été élargi à d’autres déchets : piles, véhicules, pneus, déchets d’équipements électriques et électroniques. Pour ce dernier cas, la mise en place de la filière qui doit conduire à un taux de réutilisation minimal peut être une opportunité pour les entreprises sociales d’obtenir de véritables financements pour passer à une autre échelle.
Les collectivités locales aussi peuvent agir.
Elles supportent le coût des déchets et ont tout intérêt à agir dans le sens de la prévention. Au delà de se montrer elles mêmes exemplaires dans leur fonctionnement administratif, on voit fleurir les initiatives, notamment animées par les conseils généraux qui pilotent la gestion des déchets ménagers à l’échelle départementale. Désormais, il n’y a plus seulement le Plan de gestion des déchets, mais également le Plan de prévention.
Concrètement, les collectivités peuvent agir sur le comportement des consommateurs, principalement en adaptant la facturation du service de collecte et de traitement des déchets, pour qu’il porte sur les quantités réellement produites. On entend souvent dire que les habitants mettraient leurs déchets dans la poubelle du voisin ! Certes au début, mais dans 4 ou 5 ans les habitudes seront prises, cela sera évident. Les élus ont souvent peur du changement et de heurter les habitudes de leur électorat, mais ce qu’il faut surtout, c’est le courage du changement !
Par ailleurs, les collectivités peuvent stimuler le tissu économique pour faire apparaître de nouveaux services, d’abord par leur propre commande publique, mais également par l’ensemble des systèmes d’animation et de financement du développement économique et social. On voit d’ailleurs des projets de plus en plus nombreux de zones économiques dédiées aux éco-entreprises, des projets d’écologie industrielle. L’écologie industrielle consiste à mettre en adéquation besoin en ressources (matières premières, eau, énergie) et ressources en déchets à l’échelle d’un bassin industriel
Les collectivités peuvent également développer de nouveaux services. Par exemple, une commune de la banlieue de Londres a mis en place un service de location de couches lavables, avec ramassage et lavage en blanchisserie, ce qui rend accessible cette pratique à plus de foyers !
Enfin, les collectivités sont les mieux à même de sensibiliser les particuliers et les entreprises, de mettre en relation à l’échelle du territoire, en un mot d’aménager le territoire.
Prendre conscience et agir… à tous les niveaux.
Certains choix individuels peuvent avoir des impacts significatifs sur la taille de notre poubelle. Mais on a vu leurs limites : des résultats à grande échelle ne peuvent être le fait que d’une offre alternative de produits et services et de la (re)mise en place de nouvelles filières et métiers, comme par exemple la réparation. Nos efforts ont donc également un sens en tant que signaux donnés aux entreprises sur de nouvelles exigences du consommateur, et à nos élus sur notre souhait de voir se développer des solutions locales.
La production de déchets comme la consommation d’énergie nous démontrent les limites de notre société de consommation, à la différence près qu’ils sont plus tangibles et qu’on les côtoie tous les jours. On ne s’en débarrasse plus aussi facilement, du fait notamment du refus des populations d’accueillir des installations de traitement. Ils deviennent pour le coup encombrants et réinvestissent l’espace public : ils nous forcent à les regarder en face.
Le régime minceur ne passera que par une modification des circuits de production et de consommation. Mais la réappropriation politique du sujet par le public peut conduire à une réorientation de ces schémas, de par ses actions individuelles d’abord, de par son action auprès des pouvoirs publics qui disposent de leviers efficaces, notamment d’outils économiques, de par la sensibilisation ensuite car chacun est concerné sur le plan personnel et aussi dans sa sphère professionnelle. La prévention se joue en amont, loin des spécialistes du déchet et ce sont les concepteurs, les acheteurs, les opérateurs, finalement tout le monde et chacun à son niveau qui peut infléchir la tendance. Les déchets comme le reste des problématiques environnementales ne doivent plus être traités «au bout du tuyau» mais pris en compte de façon transversale dans les activités humaines.
En ces temps de récession économique, les ventes de certains produits sont à la baisse (vente d’eau embouteillée par exemple) : la crise économique engendre des difficultés sociales, mais c’est aussi l’occasion de faire la distinction, chacun à son échelle, entre ce qui relève de superflu et ce qui est véritablement nécessaire.
La sortie de la crise ne pourra être qu’écologique car nos consommations de ressources ne sont plus soutenables, et la reprise d’une croissance effrénée n’est pas souhaitable. Ce pose alors la question de l’accompagnement social et économique de cette réorientation nécessaire qui jusqu’à ce jour a très peu été anticipé par le monde politique et économique. Sur le sujet des déchets comme de l’énergie et de la consommation de ressources, il est urgent de créer de nouvelles activités qui répondent aux défis du XXIème siècle et qui offrent une place à tous dans une société soutenable pour la planète comme pour nous-mêmes.








1 commentaire pour “Déchets et consommation : pourquoi et comment agir”
par bonfiglio, le 19 mai 2009| répondre
bonjour et merci pour vos articles tjours intéressants. je suis élu dans la commune de Biviers 38 et voudrais utiliser vraisemblablement partiellement vos articles pour informer mes concitoyens par l’intermédiaire du bulletin municipal, du site WEB ou tout autre moyen.
m’autorisez-vous donc à repiquer de manière très épisodique vos chroniques
merci de votre réponse que j’espère positive
cordialement
Jacques Bonfiglio
adjoint au développement durable