Didier Chapuis
Directeur Air-APS.
Placer notre environnement
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au centre de toutes nos démarches
Il ne faut pas que le développement durable reste un précepte que l’on met en avant dès lors que l’on souhaite promouvoir une action ou un bien. Le développement durable, plus qu’y croire, il faut le vivre, changer ses habitudes, modifier son mode de vie.
Nos rêves de maison individuelle et de grands espaces à l’extérieur des villes, alors que l’énergie était encore bon marché, doivent être remplacés par un habitat collectif à imaginer et un mode de déplacement doux. De cette manière nos besoins énergétiques peuvent être considérablement diminués.
Pendant trop longtemps, nous ne nous sommes pas suffisamment souciés de la Terre que nous laisserons à nos enfants. Une Terre avec suffisamment de ressource et une Terre suffisamment saine pour y vivre bien. S’il est donc nécessaire de préserver notre planète, il faut également veiller à préserver notre santé, les deux enjeux doivent se travailler ensemble, en veillant à ce que les avancées de l’un ne nuisent pas à l’autre. On a trop souvent vu des idées qui devaient permettre de réduire l’impact sur l’environnement et qui nuisaient à la santé et vis versa.
Concernant le volet atmosphérique, qui me tient particulièrement à cœur, de nombreux efforts doivent être réalisés dans le sillage du Grenelle pour améliorer la situation. Une part importante des rejets de polluant dans l’atmosphère est liée à nos comportements individuels, lorsque l’on prend notre voiture pour de courts trajets, lorsque l’on surchauffe sa maison, …
La voiture doit laisser la place, dans nos comportements, à la marche, au vélo, aux transports en commun. Le développement durable sera atteint quand il sera plus glorieux d’exhiber sa carte de bus que sa nouvelle voiture.
Les biens de consommation produits localement sont autant d’atouts pour réduire notre incidence sur l’environnement. En ce qui concerne les aliments, l’utilisation la plus raisonné des pesticides est également essentielle.
Le choix des matériaux de constructions ou de rénovation doivent également contribuer à limiter nos besoins en énergie et à préserver la qualité de notre air intérieur qui malheureusement est bien souvent altéré par toutes les substances que l’on utilise.
C’est à ce prix que nous pourrons réduire l’impact sur notre planète tout en veillant à réduire également l’impact sur notre santé.
Si l’on n’y prend pas garde, nous pouvons très rapidement altérer les espaces naturels qui constituent la richesse de nos territoires de montagnes. Les plus hauts sommets constituent de véritables sentinelles de l’impact de l’homme sur notre environnement. A l’instar des carottes de glaces de l’antarctique qui nous renseignent sur notre passé, les sites d’altitude sont autant de vigies sur notre avenir.
L’objet de mon travail est de suivre l’évolution de nos comportements, de notre impact et de vérifier la cohérence des changements qui sont proposés.
Le développement durable c’est pour moi tout simplement l’idée de placer notre environnement au centre de toutes nos démarches, qu’elles soient individuelles ou collectives.





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