Henri Dupassieux

Adjoint au Maire de Chambéry en charge du développement durable.
Vice président transport de Chambéry Métropole.

  Ne pas culpabiliser,

.

mais responsabiliser

 

Le développement durable n’est pas une nouvelle religion en politique ou une nouvelle mode, mais une exigence de solidarité planétaire.

Solidarité entre générations. Les erreurs commises par les trente glorieuses et les vingt dernières années de l’argent facile de la spéculation doivent nous faire réagir. Il est urgent de réorienter nos priorités vers une société plus sobre, plus rationnelle, et qui utilisent les nouvelles technologies pour une croissance verte et profitable à toutes les strates de la société.
Nous connaissons aujourd’hui les enjeux économiques, environnementaux et sociétaux dans les domaines de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, des transports doux, de la fin de l’autosolisme et de la ville adaptée à la voiture, de la qualité de notre alimentation et de la nécessité de privilégier les circuits courts, de la protection  de la biodiversité et de l’inscription dans nos paysages des trames vertes et bleues , de la lutte contre tous les gaspillages de matière et d’espace …

Il faut changer le logiciel de notre développement, penser le changement et pas changer le pansement. Il ne s’agit pas de culpabiliser le consommateur ou le citoyen, mais de le responsabiliser, l’accompagner dans une attitude de consomacteur !

Solidarité avec les pays en voie de développement. Les conséquences des dérèglements  climatiques pour certains ou des catastrophes climatiques pour d’autres, vont d’abord affecter les populations des pays les plus pauvres. Des millions de réfugiés climatiques en sont déjà les victimes. Le sommet de Copenhague devra absolument prendre en compte cette exigence de la solidarité internationale. La contribution des pays les plus riches en faveur des pays en voie de développement est chiffrée à 100 milliards d’euros par an, soit 10 % des budgets militaires de toutes les nations réunies. Cela ne devrait pas faire débat.

Enfin, la solidarité avec les générations futures. Ignorer les générations qui nous succéderont est un crime contre l’humanité. Désormais, nos choix politiques devraient être évalués en fonction de deux préoccupations : ce que je réalise aujourd’hui répondra t-il aux besoins des générations futures ? Et cela va-t-il augmenter ou diminuer mon empreinte écologique ?

C’est pourquoi je préfère la première traduction du développement durable qui utilisait l’expression de sustainable developpement, le développement soutenable, qui me semble d’un point de vue éthique, beaucoup mieux appropriée.