Jean Clochet
PDG des sirops Routin.
PDG de la Banque Populaire des Alpes.
Croire ou ne pas croire !
Nous recevons journellement des informations contradictoires concernant les effets de l’activité humaine sur le climat et nous ne savons plus l’avis de quel expert prendre en compte car chacun argumente à charge.
Tout le monde connaît le pari de Pascal sur l’existence de Dieu, je fais le même raisonnement sur le développement durable : on ne sait pas de manière certaine s’il existe un vrai problème, bien qu’on le subodore, mais si on se trompait en jouant le développement durable, ce n’est pas grave, seulement du temps et de l’argent dépensés en vain ; si on ne se trompe pas il est extrêmement urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Nous avons chez ROUTIN pris un certain nombre de mesures qui ont nécessité des investissements parfois lourds : le plus important a été la filtration des eaux de rinçage des tuyaux et des cuves (600 000 €) afin de réutiliser cette eau plusieurs fois avant de la rejeter propre en ayant récupéré le sucre qu’elle contenait (récupération de l’investissement en 10 ans). La récupération et stockage des eaux pluviales pour utilisation en cas d’incendie ; le tri et le compactage des films plastiques des housses palettes, revendues pour recyclage ; l’allègement systématique des bouteilles de verre qui économise des tonnes d’équivalent pétrole par an. La mise en place de lumières qui s’auto-éteignent après un laps de temps assez court. Le traitement électronique des commandes ; le tri papiers et du plastique des poubelles et surtout 5 tris différents des déchets industriels depuis de nombreuses années … etc.
Ma deuxième conviction est qu’il faut essayer de faire de bonnes actions en faisant de bonnes affaires et que c’est un domaine dans lequel c’est possible.





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