Jean-Michel Asselin

Ecrivain.
Journaliste.

  Je n’ai guère de chose à raconter

.

dans le domaine du développement durable

 

 

 

Comment ne pas être d’accord, ou créer une fausse note dans le concert unanime qui en chante les louanges?

Je pense cependant que s’il faut s’occuper des phoques et des ours et de la planète, il n’est guère pensable que cela puisse se faire correctement si de concert l’humanité ne s’occupe pas de sa propre pollution. Il faut que cesse l’injustice pour que commence l’histoire d’une autre relation des hommes au monde. Il faut réchauffer l’âme humaine pour que la planète refroidisse. Il faut quitter la barbarie, pour affirmer que les forêts, la mer, les montagnes, l’air, les fleuves sont un héritage essentiel.
A cette heure nous sommes encore en rodage, pauvres humains incapable de partager les ressources, de faire en sorte que la moitié de l’humanité ne crève pas de faim, de douleur.

Oui, il faut grandir et cela est difficile !

Ecrivant ces phrases je ne voudrais pas passer pour un prétentieux ou un donneur de leçon. Je m’adresse bien évidement à moi-même. Egoïstement quand on commence à approcher de l’autre rive de la vie, on s’attache en priorité à ce et ceux qu’on aime.
Donc je sais ce que j’ai fait en son temps pour la planète et je sais ce que je fais aujourd’hui.

Ainsi hier comme il y a trois aux quatre jours et comme je referai demain ou après demain, j’irai simplement me balader en montagne : respirer la neige, le vent, les grands arbres, marcher le long des rochers, m’interroger sur les cimes, m’étonner des chocards, apprivoiser le froid et l’ombre en contemplant le soleil du bon versant et m’interroger pour la millième fois en voyant l’Y de la trace d’un lièvre sur le sens de sa marche ! Autant dire rien sinon juste aimer ce pays d’où je suis.

Quand les hommes vivront d’amour dit la chanson, il n’y aura plus de misère… C’est ça le développement durable : l’humanisme forcené.