Marc Favre

Maire de Valleiry.
Président de la Maison de l’économie et du développement d’Annemasse.

  Le développement durable appliqué

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aux zones d’activités économiques

 

 

Parce qu’il transforme définitivement le territoire, organise nos activités, et mobilise une ressource limitée - le foncier - , l’aménageur, raisonne progressivement développement durable dans ses projets.

De nos jours, les projets de développement de Zones d’Activités Economiques (ZAE) doivent intégrer le principe de densification. Lorsque la collectivité prend en charge l’aménagement de terrains à vocation économique, la densification permet d’améliorer le « retour sur investissement » en augmentant le nombre d’emplois, les taxes au m2, en limitant les risques de pénuries foncières. Les collectivités doivent être garantes d’une optimisation de ces terrains en proposant aux entreprises des tènements calibrés à leur besoin. Il s’agit par exemple de limiter dans la mesure du possible les réserves foncières. Il est fréquent que les entreprises intéressées souhaitent acquérir des surfaces plus importantes que leurs besoins immédiats, au motif de pouvoir répondre à leurs éventuels futurs besoins d’extension.
Or ces « réserves » restent trop souvent non utilisées.

Il est également essentiel dans un souci de favoriser la densification d’encourager le développement de produits, type « parc d’activité » qui mutualise les accès, les aires de retournements (…) et un coût réduit pour l’entreprise utilisatrice.
La densité permet également de réduire les coûts de fonctionnement d’une Zone d‘Activité Economique. Si l’on prend le cas des transports en communs, la densité assure une certaine garantie de rentabilité du réseau.

Dans une optique d’un développement durable de notre territoire, il est également nécessaire de limiter les déplacements. Les Plans de Déplacement Entreprises sont une réponse adaptée et permettent de trouver des solutions concrètes à la mobilité des salariés, tels que le développement de logiciel de covoiturage, la mise en place d’une flotte de vélos pour les déplacements internes, des abonnements à tarifs réduits pour l’utilisation des transports en communs, la limitation de places de parkings, la réduction des flottes de voitures des entreprises …

Le chemin à parcourir est encore long en matière de « bonnes pratiques », mais les changements sont en marche.