Triptyque autour du Mont-Blanc : un tableau en noir et blanc

Article de P/DurAlpes, le 18 mai, 2008

La gestion raisonnée de notre planète devient une impérieuse nécessité. La nature n’est pas un produit de supermarché permettant toutes les extravagances. La montagne mérite bien des égards si nous voulons qu’elle nourrisse encore longtemps nos territoires et notre soif du dépassement de soi. Le Mont-Blanc est mythique. Il a fait rêver de nombreux enfants ; leur a donné le sentiment que la France avec son sommet le plus haut d’Europe à 4810 mètres était un pays fort. Le massif du Mont-Blanc aujourd’hui est menacé. Suffit-il de l’inscrire au patrimoine mondial de l’Humanité pour le protéger et par la même reconsidérer l’aménagement de cet espace réparti sur trois pays ? Les effets notamment sur la fréquentation sont controversés et les avis s’opposent. Pourtant en ce printemps 2008, de nouvelles volontés politiques se dessinent. Ce frémissement constitue, pour les institutions, les lobbies et les associations, l’occasion d’affirmer leurs convictions et de poursuivre leurs actions.
Parmi elles, un collectif international d’associations créé en 1991 pour défendre la protection du massif, ProMontBlanc. Actuellement, ce collectif travaille avec un comité de scientifiques transfrontalier à la réalisation d’un diagnostic précis et objectif de l’état du massif destiné aux populations, élus, institutionnels et décideurs économiques.
Trois de ses membres exposent ici les points de vue suisses, italiens et français. Nous aurons l’occasion prochainement de présenter le point de vue d’autres acteurs de cet espace.

Une ronde autour du Mont Blanc.

Préface, d’Isabelle Madesclaire, présidente d’UrbaSite Mont-Blanc, membre du conseil d’administration de ProMont-Blanc.

« La Ronde inspire une idée de paix. De paix entre les peuples, tout autour de la terre. On peut être surpris par cette idée autour du massif du Mont-Blanc. Certes, dans l’histoire, ce haut massif a été le théâtre de guerres, à commencer par le mémorable massacre des Salasses par les Romains en l’an 25 avant JC, pour aboutir dans le proche passé aux batailles de la Vallée Blanche de l’été 1944…
Mais est-il vraiment dans l’esprit d’aujourd’hui de réaffirmer une paix que plus rien ne menace ?
C’est dans les instances transfrontalières qu’on s’aperçoit combien sont utiles ces échanges. Les enjeux même diffèrent d’un versant à l’autre : là où l’un a besoin d’assurer un développement touristique pour maintenir une activité économique de montagne, un autre s’en tient prudemment au tourisme doux, tandis que le troisième redoute les accentuations du tourisme de masse. On découvre alors combien un dialogue continu est nécessaire pour faire émerger une stratégie commune. N’est-ce pas cela, au fond, l’œuvre de paix ?
Tel est bien le rôle de Mountain Wilderness, qui se décline dans les trois pays de l’Italie, de la Suisse et de la France, en même temps que s’organisent les grandes associations internationales pour l’application de la Convention Alpine. Réunies dans le pool associatif ProMontBlanc, sous forme d’ONG, cette constellation assure une fonction de concertation. Très vite, elle développe des propositions, afin de se faire entendre par les institutions plutôt sourdes. Face à l’Espace Mont-Blanc, organisme institutionnel réunissant les décideurs, notre pool associatif réussira-t-il à se faire reconnaître comme interlocuteur à part entière, comme force créatrice ? Car c’est là que réside en chacun l’espoir de paix.

Deux grands enjeux se dessinent à l’horizon.

C’est d’abord le cœur du massif, en haute-montagne, qu’il est question d’inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce classement entraînera-t-il des interdictions de grands aménagements, ou bien favorisera-t-il le tourisme de masse ? En fait cela dépend de la volonté politique, ce qui nous ramène à la vie associative : non, jamais il ne dort ni ne sommeille, le gardien de la montagne.
Ensuite dans les vallées et sur leurs flancs, sièges des appétits d’aménagement et d’une urbanisation où se révèlent les incohérences humaines : déplacements et pollutions en croissance, consommation d’énergie sans frein, développement touristique sans considération sociale. Pour cela, ProMont-Blanc veut développer un outil d’observation nommé « Thermomètre ». La prise de conscience touche ici l’individualité, et nous ne sommes qu’au début de ce chemin, qui est inéluctable».

Mont-Blanc, côté Suisse.

Barbara Ehringhaus, ambassadrice de Mountain Wilderness Suisse, nous livre sa vision et son espoir de voir aboutir le projet de classement au patrimoine mondial.

« Le versant suisse de l’Espace Mont-Blanc (EMB) s’étale sur les 4 vallées majeures : Entremont (vers le Col du Grand Saint Bernard), le Val Ferret, le Val de Trient (avec le train TMB et la route du col de la Forclaz, tous deux menant vers Chamonix par Vallorcine) et le Val d’Illiez vers le Col de Bretholet.
Contrairement à la Vallée de l’Arve, le paysage culturel des alpages et la transhumance sont encore intacts et toutes les vallées sont joignables par les transports en commun y compris par chemin de fer. La région se trouve triplement marginalisée : par rapport à la Suisse (surtout alémanique), au canton du Valais et à l’Espace Mont-Blanc. C’est pourquoi l’application d’un véritable projet tri-national complémentaire pourra s’avérer avantageux pour la région.
15 communes, de taille et de proximité au Mont-Blanc fort diverses, adhérent informellement à l’EMB.
Les trois communes représentées pendant les premières 15 années au sein de la Conférence Transfrontalière pour le Mont-Blanc (CTMB) par leur président respectif sont :
* Orsières, la plus grande, avec la forêt communale la plus vaste de toute la Suisse d’ailleurs.
* Finhaut, voisine de Vallorcine (substituée par le président de Martigny depuis 2006).
* Champéry, plus éloignée derrière le massif des Dents du Midi, l’entrée suisse au domaine skiable des Portes du Soleil, dont le président assiste pourtant rarement aux commissions à cause de ses mandats politiques cantonaux plus importants.

Dans les autres communes, l’Espace Mont-Blanc est à peine connu, uniquement par les indications affichées le long des sentiers à thème. A Champéry même, l’Office du Tourisme nie son appartenance à l’Espace Mont-Blanc en insistant sur les Dents du Midi et les Portes du Soleil comme montagnes de référence.
Malgré les longues années de participation aux séances de la CTMB (Conférence Transfrontalière Mont-Blanc), les élus suisses se montrent nettement frustrés par les résultats minimes obtenus pour leurs communes : ils ont eu droit aux bassins de bois en substitution aux baignoires rouillées antérieures et à quelques supports sporadiques aux manifestations folkloriques. A cause de la législation écologique plus rigide, ils se sentent surtout désavantagés dans leurs efforts de développement économique tandis que Chamonix et Courmayeur continuent leur développement non durable malgré les hauts principes annoncés de l’Espace Mont-Blanc. Déjà la comparaison entre les deux Vals Ferret (italien et suisse) montrerait une approche beaucoup plus laxiste du côté italien.

Les innombrables efforts de concordances d’horaires et de fréquences du chemin de fer TMB suisse se seraient heurtés au manque de coopération par la SNCF, tandis que le projet du Tram-Train n’envisagerait pas du tout l’inclusion de la partie suisse de ce chemin de fer centenaire. De plus, les milliers de randonneurs du Tour du Mont-Blanc ne s’arrêtent qu’à peine - une ou deux nuits - en Suisse considérée comme chère.

Et pourtant, le versant suisse avec très peu d’installations et remontées de ski, avec ses paysages alpins et quelques traditions bien conservées (combats de reines, raccards de blé, alpages de fromage) se prête nettement comme partie agréablement complémentaire aux vallées sur-fréquentées et urbanisées françaises et italiennes. Il n’y a, tout de même, aucun espace protégé d’envergure dans la partie suisse de l’EMB pour le moment.

Bien que la tradition de la démocratie directe soit plus ancrée en Suisse, le processus participatif menant à l’adoption du « Schéma de Développement Durable » (SDD) a été beaucoup moins intense que sur les deux autres versants (surtout français), car il n’y a eu qu’une seule rencontre avec une cinquantaine d’invités (Orsières 2004). Bien que 13 communes aient confirmé par écrit leur soutien au réseau des 70 petits prestataires de « Butiner au Mont-Blanc », promu par Mountain Wilderness Suisse, l’Espace Mont-Blanc ne fait pas mine d’intégrer ce réseau aux actions prioritaires du SDD malgré sa correspondance explicite à plusieurs fiches d’actions du schéma.

La Suisse, hors de l’Union Européenne, contribue de son tiers aux fonds INTERREG accordés aux parties française et italienne de l’EMB. Grâce à la toute nouvelle loi sur les espaces protégés et à la Nouvelle Politique Régionale, le vice-président suisse espère établir un Parc Naturel Régional (PNR) avec ces fonds respectifs (il y a déjà plusieurs projets en Valais et une trentaine en Suisse). Comparé avec les réserves naturelles et les sites NATURA 2000 sur les versants français et italien, il manque toujours une protection légale côté suisse qui pourra justifier une co-nomination comme patrimoine mondial. »

Mont-Blanc, côté Italie.

Professeur de lettres, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire contemporaine de la Vallée d’Aoste dont il a été longtemps élu comme assesseur au Gouvernement régional, Elio Riccarand est l’actuel président de l’association ProMont-Blanc.

« Dès la naissance, à la fin des années ’80, de l’Espace Mont-Blanc et de la Conférence Transfrontalière, on a prévu la présence dans le périmètre de travail, de cinq communes de la Vallée d’Aoste. Un choix fait par la Région Autonome puisque la Communauté de Montagne Valdigne Mont-Blanc, organisme regroupant les cinq communes existait déjà.

Donc, Courmayeur, La Thuile, Pré Saint Didier, Morgex et La Salle se sont retrouvées dans l’Espace Mont-Blanc, mais c’était, et c’est encore, surtout la Région Autonome qui a une présence de poids dans la Conférence Transfrontalière où elle a droit à l’une des trois vice-présidences.
Il faut bien souligner que la Région Autonome de la Vallée d’Aoste a un pouvoir législatif et dispose d’un budget très riche. En effet, le 9/10ème des impôts payés par les valdôtains restent à Aoste. La Région reçoit, de plus, des financements par l’Etat italien et par l’Union européenne.

Donc beaucoup d’argent qui, en partie, est aussi utilisé pour des interventions dans les communes. La puissance des moyens de la Région et le budget très limité de la CTMB explique pourquoi l’intérêt des cinq communes pour l’Espace Mont-Blanc est toujours resté très bas.

Il faut encore dire que tous les grands enjeux du versant valdôtain du Mont-Blanc sont gérés bien plus par la Région que par les communes. C’est ainsi pour la question du trafic des poids lourds. Un problème qui a été aigu dans les années ’90, mais qui maintenant est moins ressenti par les habitants de la Valdigne car le trafic des camions a été détourné vers l’autoroute qui traverse tout ce territoire de Courmayeur jusqu’à La Salle.

Le modèle de mobilité dans les cinq communes est le tout routier. Il y a un taux de motorisation très élevé, tandis que le chemin de fer est très peu utilisé. Le rail s’arrête à Pré-Saint-Didier et le projet qui existe, le métro du Mont-Blanc, pour améliorer le service ferroviaire et prolonger la ligne jusqu’à Courmayeur, n’avance pas.

Beaucoup trop d’automobiles aussi dans le val Ferret et le val Veny, les deux vallées de Courmayeur au pied du massif du Mont-Blanc. L’économie des cinq communes, qui font au total 8.750 habitants, s’appuie surtout sur le tourisme et sur l’immobilier. On a construit beaucoup dans toutes les cinq communes, surtout des résidences secondaires. Il y a des projets en cours pour faire un nouveau téléphérique, beaucoup plus puissant que l’existant, entre Entrèves et la Pointe Helbronner et le modèle de tourisme envisagé reste surtout celui lié au ski de descente.

Sur ces points très importants concernant la mobilité, l’utilisation du territoire, les remontées mécaniques, la CTMB n’a pas pris d’initiative, tandis qu’il y a eu, et il y a, un débat qui est alimenté par les associations de protection de l’environnement.

ProMont-Blanc, le collectif qui regroupe les associations de protection de l’environnement, dans les dernières années a pris acte de l’immobilisme de la CTMB, et a pris directement contact avec les cinq communes du versant italien du Mont-Blanc.
Les deux pistes sur lesquelles PMB a surtout travaillé sont :
* Encourager la candidature du massif du Mont-Blanc dans la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
* Mesurer le niveau de développement durable des cinq communes.

Pour la candidature Unesco, les rencontres avec les communes ont donné un bon résultat. Par une délibération du Conseil des Syndics, approuvée le 31 octobre 2007, les cinq communes ont pris position pour la candidature Unesco du massif du Mont-Blanc, ont proposé un périmètre pour la candidature et ont demandé à la Région Vallée d’Aoste, au ministre de l’Environnement et à la CTMB, d’avancer dans la préparation du dossier de candidature.

Pour mettre le doigt sur les points critiques du développement du territoire tout autour du massif, PMB a réalisé, en 2005, une enquête à l’aide de 54 indicateurs. Ces derniers servent désormais à la construction d’une banque de données - le Thermomètre du Mont-Blanc - pour évaluer la durabilité du développement actuel. Par exemple, elle permettra de mesurer l’impact du Schéma de développent durable, les avancées ou le recul, le cas échéant ».

Mont-Blanc, côté France.

Vincent Neirinck, chargé de mission à Mountain Wilderness France, a entre autres collaboré à la rédaction de l’ouvrage « Le versant noir du Mont Blanc ».

« La France, l’Europe, ont-elles un patrimoine si riche qu’elles peuvent se permettre d’ignorer le plus évident d’entre eux ? Le massif du Mont-Blanc avec sa richesse aussi bien culturelle - c’est quand même le berceau de l’alpinisme et du tourisme - que naturelle, est le seul d’une telle importance qui ne soit pas protégé par un Parc national. Comment en est-on arrivé là ? 

Sans remonter au déluge, un petit retour en arrière s’impose. C’est au Mont-Blanc que le tourisme est né, avec Saussure, Paccard, Balmat, et la cohorte d’Anglais qui ont suivi leurs traces, et qui ont mis « le Mont-Blanc à la mode », selon l’expression choisie par Albert Smith pour titre du récit de son ascension de 1851 avec 16 guides. Ils venaient de créer, malgré eux, l’exploitation touristique d’un territoire, qui modifiera le mode de vie de ses habitants, et qui reste encore le moteur de développement du massif, reléguant les autres considérations, en particulier environnementales, au second plan.

Des réactions sont apparues comme celle de la Commission Nationale de Protection de la Montagne du Club Alpin français (CNPM). En 1975, son secrétaire général, Charles-Noël Berrehouc, pris connaissance d’un projet de repas de gala au sommet du Mont-Blanc, opération menée par les « Jeunes Restaurateurs de France » qui comptaient récompenser ainsi les majors des Grandes écoles en se faisant au passage un peu de publicité, à grand renfort d’hélicoptères…
Plus de 400 personnes manifesteront à Chamonix contre cette « grande bouffe », qui sera finalement annulée, et c’est l’année suivante, à pied et guidés par le CAF et le Syndicat national des guides, que les majors de l’ENA, Polytechnique, Centrale, HEC et 7 autres Grandes écoles fouleront le sommet.

Mais d’autres projets tout aussi délirants suivront : ascension à moto, descente en voiture… et au-delà de ces opérations ponctuelles, le grignotage de l’espace naturel continue, à coup de téléphériques et d’urbanisation. Au point qu’en 1986, à l’occasion des célébrations du bicentenaire de la première ascension, l’élite de l’alpinisme mondial, à l’initiative du Club alpin académique italien, signe un « Manifeste pour le Mont-Blanc » demandant la protection du massif, et initie la réflexion sur l’avenir des montagnes en général, qui conduira à la création de Mountain Wilderness, puis du CIAPM, le Collectif International des Associations pour la Protection du Mont-Blanc (qui prendra plus tard le nom de ProMont-Blanc).

C’est là qu’est née l’idée d’un parc international du Mont-Blanc. L’idée n’a pas été partagée par les élus locaux. Ceux-ci ont proposé la création d’un « Espace Mont-Blanc » qui, pendant de nombreuses années, n’a été qu’un outil de résistance à la protection du massif, permettant de poursuivre l’exploitation des lieux et la valorisation de l’image du Mont-Blanc, sans pour autant éviter l’augmentation du nombre de téléphériques et d’hélicoptères.

Mais la sensibilisation croissante dans le domaine de l’environnement et les actions associatives ont conduit à une lente évolution. La question des poids lourds internationaux servira de déclencheur.

Aujourd’hui, l’Espace Mont-Blanc s’est doté d’outils pour faire avancer la protection du massif : un Schéma de développement durable (SDD), élaboré lors d’une véritable concertation et décliné en Projets intégrés de territoires, donne la ligne stratégique pour les années à venir. Le massif s’est pris en main, les édiles politiques se sont ressaisis de la question.

Le ministre italien de l’Environnement a commencé la concertation avec les élus valdôtains pour déposer rapidement un dossier demandant l’inscription du massif au patrimoine mondial de l’Unesco ; Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, a déclaré l’automne dernier : « […] j’ai convenu avec l’Italie et la Suisse de déposer un dossier commun concernant le statut du Mont-Blanc. Nous souhaitons qu’il soit désormais classé au patrimoine mondial de l’Unesco. En prenant les problèmes un par un, je sais qu’on va y arriver.»
Reste que de gros projets d’aménagements sont encore dans les cartons : triplement du débit de la télécabine d’Helbronner, avec tous les équipements de confort qui vont avec, ou encore équipements pour le ski côté français (liaisons interstations à travers l’aiguille Croche, Espace Diamant, retenue collinaire dans les Aiguilles Rouges, immeubles à Vallorcine…).

Pour l’EMB malgré les déclarations ministérielles, l’inscription à l’Unesco est prématurée… Une position pas acceptable pour Mountain Widlerness qui a remis le sujet sur la place publique à l’occasion d’une ascension symbolique du Dolent l’été dernier. De son côté ProMont-Blanc sensibilise la population en projetant un film diffusé dans la vallée et qui invite le spectateur à soutenir l’opération.
De la mobilisation de tous dépend l’avenir du massif ! »

L’inscription du site à la liste de l’Unesco doit faire l’objet d’une candidature initiée par les Etats. La demande s’accompagne d’un plan de gestion exposant en détail la protection dont le site fera l’objet. Une protection certainement indispensable mais qui nécessitera aussi de définir et organiser le mode de développement de cet espace. Une nouvelle illustration de l’intérêt d’avancer ensemble sur des sujets aussi délicats que l’évolution du tourisme, la réhabilitation de l’habitat, la mobilité… et de faire des choix qui répondent au mieux aux enjeux de l’avenir.

Photos : © Carole Stoffel et Denis Favre Bonvin – Mirco éditions - ProMontBlanc - Tous droits réservés

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