Vœux 2009 : audace et détermination

Article de myriam, le 5 jan, 2009

Il a fallu plus de quatre milliards d’années pour façonner notre terre. Cet écosystème planétaire fragile a permis à environ trois mille générations de survivre depuis l’apparition de l’Homo sapiens il y a quelques 120 000 ans. L’homme y tient une place déterminante.

Nous sommes définitivement entrés dans un monde où l’activité humaine, en croissance accélérée depuis un siècle, provoque des changements irréversibles, notamment sur le climat. Montée des océans, fonte des glaciers, désertification ; les conséquences catastrophiques liées au réchauffement climatique bouleverseront sans aucun doute l’organisation mondiale, provoquant de nouvelles migrations comme cela fut le cas il y a quelques millénaires.

Un défi sans précédent pour lequel il est urgent de trouver des solutions. Saurons-nous les trouver ? L’organisation de notre société a atteint un tel degré de complexité que tout évènement imprévu (réchauffement climatique, conflits, crise économique…) la rend encore plus vulnérable. Les strates de solutions non organisées et les réseaux interdépendants provoquent son effondrement.

Est-il encore temps de réagir ? Peu importe. Nous ne pouvons pas nous laisser entrainer dans la décadence. Nous devons changer nos modes de fonctionnement et nos comportements.

Si un tribunal suprême devait nous juger en ce début 2009, quelle serait sa sentence. Pourrait-il nous accuser de crime contre l’humanité ou de non assistance à espèce en danger ?

Elle exagère le trait penserez-vous ? Point d’atrocité à l’échelle planétaire, le sang ne coule pas non plus près de nous ? Pourtant la planète dépouillée devient exsangue. Les décisions des états, des gouvernants sont importantes. Elles ne suffiront pas, elles seront toujours décalées car fruits d’inévitables compromis. Il appartient aussi à chacun de dire stop.

Moi Myriam Caudrelier, à mon humble niveau, et comme certainement beaucoup d’entre vous, je me sens responsable de la survie de l’humanité.

Faisons de nos consciences le tribunal de nos actions. L’Histoire montre que la grandeur de l’Homme s’exerce le plus souvent en situation dramatique. Alors faisons la guerre à notre insouciance collective. Dessinons les nouveaux plans de la carte de l’humanité avec l’encre de la sagesse.

Nous avons déjà le concept : prenons appui sur les préceptes du développement durable. Il s’agit là d’une véritable révolution culturelle à faire partager et à laquelle nous devons tous participer. Imaginons maintenant la boîte à outils : le travail à venir est exaltant. Il est temps de travailler ensemble pour définir le périmètre du possible. Celui qui respecte la diversité de chacun et reconnait la différence.

A l’échelle de notre territoire, nous avons tous les atouts pour les valoriser.
Décloisonnons les frontières administratives pour en faire des passerelles, faisons tomber les clivages politiques devenus dérisoires devant un tel enjeu. Osons dépasser la notion de pouvoir, devenu ringarde et obsolète. Mettons en place une belle, une vraie gouvernance.

Ouvrons les portes de la Maison alipne du développement durable® grand projet territorial qui doit faire de cet espace alpin exceptionnel par ses ressources, son intelligence et sa dynamique une plate forme d’expérimentations et d’actions.  Chaque acteur peut en détenir la clef. Il suffit de vouloir s’embarquer dans la plus grande des aventures – la sauvegarde de l’espèce humaine. Le pire serait que l’homme n’ait pas envie de relever ce défi !
 
Territoires alpins, montrons l’exemple ; le toit de la Maison alpine du développement durable® – élaborée par le réseau Who’Alpes – est suffisamment large pour abriter les talents de tous. Une belle année s’offre donc à nous !

Avec mes meilleurs vœux pour 2009.

  1. 2 commentaires pour “Vœux 2009 : audace et détermination”

  2. par Larrieu, le 5 jan 2009| répondre

    Voilà une belle ambition ! j’espère que les artisans seront nombreux et complémentaires pour construire la maison.

  3. par Baudon, le 5 jan 2009| répondre

    J’apprècie votre engagement et m’en sent , à titre personnel, trés proche dans ma vie privée : lutter contre les gaspillages, privilégier les transports en commun, surveiller ses déplacements au quotidien, refuser les besoins créés artificiellement, consommer des produits de proximité bio, limiter sa consommation de viande et de poisson … Je défends aussi des positions engagées autour du développement durable dans l’action touristique de mon territoire. Mais, j’ai découvert à mes dépens les revers d’un discours radical sur le changement climatique audible uniquement par des gens convaincus. Les enjeux évoqués dans votre article nous renvoient à la complexité des réactions humaines face aux changements. Les certitudes, aussi rationnelles soient-elles, se heurtent à des résistance trés surprenantes car elles omettent le principe de la lente appropriation. A votre raisonnement, je préfèrerais celui de chercheurs en science sociale québécois formant les acteurs du développement durable de demain, entendus sur France Inter avant les vacances de noël (La tête au carré – M. VIDARD tous les jours à 14h). A savoir : le réchauffement climatique est l’un des scénarios possibles du siècle naissant, mettons tout en oeuvre pour que ce dernier ne devienne pas certain…

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