Qualité et bon usage de l’eau, sont les deux mamelles de la planète

Article de Myriam Caudrelier, le 15 nov, 2010

 

Le filigrane des dix derniers articles Dur’Alpes traitant de la problématique de l’eau renforce le caractère précieux de ce bien commun, et l’urgence de le préserver. Les auteurs ont renvoyé des signaux préoccupants qu’il devient impératif de prendre au sérieux.

La rareté généralisée des ressources en eau douce, leur destruction progressive et leur pollution croissante constatée dans de nombreuses régions du monde, tout comme l’intrusion graduelle d’activités et de types d’usage incompatibles, exigent une planification et une gestion des ressources en eau. Une opération qui doit couvrir toutes les étendues d’eau douce, notamment les eaux de surface et les eaux souterraines, et tenir compte des aspects quantitatifs et qualitatifs. Une opération qui nécessite de reconnaître la dimension multisectorielle de la mise en valeur des ressources en eau, d’intégrer l’évolution des utilisations : approvisionnement et assainissement, agriculture, industrie, urbanisation, hydroélectricité, pisciculture en eau douce, transports, activités de loisirs, gestion des basses terres et autres. Enfin, la finalité de cette nouvelle gouvernance de l’eau serait de favoriser une mise en place de protection des eaux et limitation maximale du gaspillage… sans oublier les mesures destinées à prévenir les crues et à lutter contre les inondations.

Des données indiscutables. 

Notre monde dispose d’une quantité d’eau renouvelable fixe mais inégalement répartie sur la planète. Même si elle est recouverte à 70% d’eau, seuls 2,5% de ces réserves sont constitués d’eau douce dont 0,3 % facilement accessibles et renouvelables (rivières, lacs, …). Certains pays ont des excédents quand d’autres en manquent cruellement. De 1940 à 1990, la consommation d’eau dans le monde a quadruplé. D’ici 20 ans, la demande mondiale en eau pourrait augmenter de 40% pour une population mondiale estimée à 8 milliards d’habitants.
L’activité humaine provoque la rareté de l’eau par l’accroissement de la population, le gaspillage et l’accès inéquitable. Chaque pays dispose de ressources internes en eau d’un volume à peu près fixe, qui se définit par le débit annuel moyen des cours d’eau et des couches aquifères, lui-même fonction des précipitations. Au fil du temps, ces disponibilités internes renouvelables doivent être réparties entre des consommateurs de plus en plus nombreux.

Par ailleurs, la concurrence que se livrent l’agriculture, l’industrie et les villes pour avoir accès à ces disponibilités limitées, grève d’ores et déjà les efforts de développement de nombreux pays. A mesure que les populations s’accroissent et que les économies se développent, la concurrence pour des ressources finies ne pourra que s’intensifier, les conflits entre usagers de l’eau ne feront que s’amplifier.

Car l’eau et la sécurité alimentaire sont étroitement associées. Même si pour la première fois depuis quinze ans, les chiffres fléchissent, près de 925 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim – les 2/3 se répartissant sur 7 pays seulement : le Bangladesh, la Chine, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, l’Inde, l’Indonésie et le Pakistan – et une grande partie d’entre elles vit dans des régions qui manquent d’eau… L’accroissement de la population et l’amplification de l’exode rural vers les zones urbaines vont rendre la lutte contre la faim encore plus difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Augmenter la sécurité alimentaire demande de garantir, pour chaque ménage, un accès réel à une quantité suffisante d’aliments pour tous ses membres, en lui donnant l’assurance que cet accès sera maintenu. Cela signifie non seulement qu’un pays doit disposer de suffisamment d’aliments, mais aussi, que ses habitants aient les moyens de les acheter. A priori, plusieurs solutions souvent complémentaires permettent d’améliorer cette sécurité alimentaire : accroître la production alimentaire et la productivité locales, augmenter les importations alimentaires en garantissant la régularité et la sécurité, offrir davantage d’emplois et de revenus à ceux qui sont trop pauvres pour acheter les aliments dont ils ont besoin, et améliorer les systèmes de distribution des aliments.

Mais c’est sans compter la difficulté rencontrée par certains pays qui voient leurs ressources en eau considérablement se raréfier ou qui connaissent déjà de graves pénuries dans certaines de leurs régions agricoles – c’est le cas en Chine, en Inde, au Mexique, en Australie, aux États-Unis.

Les nouveaux défis de l’agriculture du 21e siècle.

Pour répondre à la demande alimentaire croissante et à l’évolution des habitudes alimentaires au cours des trente prochaines années, la FAO estime que la superficie irriguée effective devra augmenter de 34% dans les pays en développement, et que 14% d’eau supplémentaire devront être prélevés pour les besoins agricoles. Ce développement de l’irrigation, qui contribue à 40 % de la production alimentaire mondiale (pour seulement 20 % des terres cultivées) est directement lié à la croissance démographique.
Ainsi, pour répondre au défi de nourrir la planète sans délaisser les plus démunis, l’agriculture devra produire plus pour faire face aux besoins de 9 milliards d’individus à l’horizon 2050, produire mieux pour préserver les ressources naturelles de la planète, l’eau, le sol, l’air et la biodiversité, et s’adapter aux changements climatiques en cours.

 Répartition des volumes d’eau en ressources et en consommation ( World Water Council et World Development Indicators, Banque Mondiale, 2000).

Le secteur agricole (élevage compris) est de loin le plus gros consommateur d’eau dans la mesure où ses prélèvements représentent environ 70% de l’ensemble des prélèvements au niveau mondial – considérant que 10% sont affectés à l’usage domestique (municipalités) et 20% à l’industrie (source FAO) – et jusqu’à 95% dans plusieurs pays en développement, afin de satisfaire la demande alimentaire actuelle ; si la tendance se maintient d’ici 2025, la concurrence entre les utilisations de l’eau urbaines, industrielles et agricoles empêchera la croissance économique et la production agro-alimentaire, entraînant un manque annuel de 350 millions de tonnes d’aliments dans le monde.

Nourrir le monde, préserver l’eau et les écosystèmes.

La consommation et la pollution de l’eau dues à l’agriculture deviennent préoccupantes. Pourtant, il est possible d’utiliser efficacement les ressources en eau pour produire des aliments et des fibres, tout en réduisant la pollution et en protégeant les écosystèmes. Un tel objectif dépend à la fois des mentalités et des objectifs sociétaux, des systèmes et structures institutionnels et de l’implication des gouvernements.

La part de l’agriculture dans l’utilisation totale des eaux souterraines dépasse 30 % dans certains pays de l’OCDE, et l’eau alimentant ce secteur est de plus en plus prélevée sur les aquifères souterrains. Aux États-Unis, l’un des plus gros producteurs agricoles du monde, l’irrigation agricole est supérieure au taux de recharge des nappes souterraines depuis plusieurs années dans certaines régions. Par exemple, l’aquifère d’Ogallala, qui irrigue plus de 20 % des terres cultivables, a vu son niveau d’eau diminuer, et est presque tari dans certaines parties du Kansas. Dans la partie septentrionale du Texas, la diminution des ressources en eau menace sérieusement la pérennité de l’économie agricole et rurale.

Les États-Unis sont loin d’être la seule économie développée à affronter ce problème. En France, également l’un des plus gros exportateurs mondiaux de produits agricoles, la part de l’agriculture dans l’utilisation des nappes souterraines est passée de 10 % au milieu des années 80 à 17 % dix ans plus tard. Dans la zone OCDE, la consommation d’eau à usage agricole, soit 45 % de la consommation totale, a progressé plus rapidement sur cette période que pour les autres utilisations. Ceci reflète l’expansion de 6 % des surfaces irriguées, notamment pour les céréales, les récoltes horticoles, ou la vigne.

Les projections à 10 ans montrent que la demande d’eau émanant des irrigants va encore progresser, notamment dans des pays où l’essentiel de la production agricole provient déjà des cultures irriguées, comme l’Australie, le Mexique, l’Espagne et les États-Unis. Cela entraînera également une intensification de la concurrence avec les autres usagers. De plus, la répétition et la gravité croissante des sécheresses de ces dix dernières années, liées en partie au changement climatique, augmentent la consommation d’eau par l’agriculture irriguée dans de nombreuses zones arides et semi-arides et crée une nouvelle demande dans les zones tempérées.

La surexploitation des ressources en eau a dégradé certains écosystèmes aquatiques, nuisant ainsi aux activités de pêche de loisir ou commerciale. Dans certains pays, la faible utilisation de techniques d’irrigation performantes, comme le goutte à goutte, et la médiocrité de l’entretien des infrastructures, mènent à un manque d’efficacité dans l’utilisation de l’eau, d’où des pertes et un plus grand volume d’eau par hectare irrigué.
Mais il existe cependant des systèmes de production agricole bénéfiques pour les bassins hydrographiques car ils fournissent des habitats favorables à la faune aquatique, reconstituent les réserves et contribuent à lutter contre les inondations. Il est aussi encourageant de voir que dans d’autres pays, comme l’Australie, les volumes d’eau par hectare irrigué ont chuté grâce à l’amélioration des pratiques de gestion de l’eau. Ainsi, avec les techniques appropriées et des incitations à adopter les bonnes technologies, les pressions sur les ressources souterraines en eau peuvent diminuer.
Tout l’enjeu de l’agriculture se pose dans l’équilibre entre la réponse à l’évolution des besoins alimentaires, et la gestion durable des ressources en eau.

Attention ! Pollution !

Mais l’utilisation de l’eau n’est qu’une partie du problème. L’agriculture est aussi une source principale de pollution des eaux souterraines dans de nombreux pays. Les observations régulières sur les nappes souterraines dans les zones agricoles du Danemark, des Pays-Bas et des Etats-Unis, révèlent dans un cas sur cinq des taux de nitrate trop élevés pour l’eau potable. Ceci est particulièrement problématique lorsque ces nappes fournissent la majeure partie des approvisionnements destinés à la consommation humaine et animale … et cette situation devrait probablement se détériorer car, à cause de leurs propriétés physiques particulières, les phosphates utilisés il y a quelques années mettront encore de nombreuses années à migrer jusqu’aux nappes souterraines.

Cependant, l’impact de l’agriculture sur la qualité de l’eau s’est légèrement amélioré au cours des dix dernières années grâce à la réduction du ruissellement des déchets d’élevage, des engrais et des pesticides, en réponse aux politiques et préoccupations publiques. Néanmoins, les niveaux absolus de pollution d’origine agricole restent élevés dans de nombreuses régions du monde. Par exemple la pollution des estuaires et des côtes par les fertilisants agricoles devient problématique car elle provoque des proliférations d’algues préjudiciables à la faune marine. D’une façon plus générale, les sources d’azote et de phosphore originaires de l’agriculture responsables de la pollution des eaux ont relativement augmenté, alors que les sources de pollution industrielles et urbaines ont diminué.

Il reste à savoir comment aborder ces problèmes. Des réglementations peuvent limiter la pollution des eaux, mais elles ne suffisent pas. Les politiques de subvention à la production ont longtemps faussé les incitations offertes aux agriculteurs, et aggravé la surconsommation d’eau ainsi que sa pollution dans de nombreux pays de l’OCDE. Même si l’eau destinée à l’agriculture est d’une moindre qualité, les agriculteurs bénéficient souvent de tarifs très faibles pour leur approvisionnement et leur consommation en eau, par rapport aux ménages et aux entreprises. Aux États-Unis par exemple, les agriculteurs paient en moyenne environ 0,05 USD/m3, contre 0,50 USD/m3 pour les entreprises. En France, ces chiffres respectifs sont de 0,08 USD/m3 et 0,95 USD/m3 ; en Espagne, 0,05 USD/m3 et 1,08 USD/m3. Augmenter les prix de l’eau à l’agriculture reviendrait à augmenter les prix des produits, ce que les gouvernements veulent à tout prix éviter dans un contexte de mondialisation. Pour autant, cette mesure permettrait de sensibiliser l’utilisateur à la valeur de l’eau, et l’inviter à adopter des solutions de gestion moins gourmande en eau.
Mais si les incitations existaient, il reste à savoir qui paierait. Les droits de propriété sur l’eau sont souvent mal définis – un puits sur les terres d’un agriculteur peut par exemple appartenir au village. Dans ce cas, le principe du pollueur-payeur est difficile à appliquer.
L’une des nouvelles priorités de l’action publique consisterait donc à favoriser une gestion de l’eau plus durable à travers de meilleures réglementations et incitations, et une réelle prise en compte dans la structure du prix de l’ensemble des couts induits. Il serait également nécessaire qu’une gouvernance internationale de l’eau renforce le suivi et l’évaluation des initiatives de réforme, afin de s’assurer que celles-ci vont dans le bon sens.

 Volumes d’eau utilisés dans le monde par les différents secteurs du marché ( World Water Council et World Development Indicators, Banque Mondiale, 2000).

Les autres pays sont confrontés aux mêmes problèmes. Parmi eux les pays arides doivent, en plus, faire face au problème de l’approvisionnement minimum en eau pour les cultures et les élevages, afin de nourrir des populations croissantes et de répondre aux nouveaux besoins.

Le juste prix.

D’une manière générale, la plupart des pays ont considéré l’eau comme une ressource presque gratuite. La sous estimation de la valeur sociale de l’eau entraîne une sur-utilisation, un épuisement ou une dégradation de la ressource ; et trop souvent, un écart conséquent existe entre la valeur commerciale et la valeur économique de l’eau lorsque l’on prend en compte tous les coûts des biens et services environnementaux.

Ainsi, les politiques relatives à la gestion de l’eau échouent lorsque l’on ne tient pas compte de façon adéquate des répercussions sur les autres, en particulier à l’égard de l’environnement. Les préjugés envers les secteurs qui exercent un pouvoir économique et politique fort peuvent marginaliser davantage les préoccupations des autres secteurs. L’irrigation et l’électricité subventionnées, et la conversion des terres peuvent être une manifestation de ce phénomène. La subvention de l’eau d’irrigation donne un prix des produits qui est très inférieur à sa valeur réelle pour la société. Face aux bas prix, les agriculteurs réagissent en utilisant des quantités d’eau qui excèdent l’optimum social.

Un autre défi stratégique est l’octroi de subventions pour drainer le sol et détourner l’eau de surface, deux actions qui peuvent contribuer à la dégradation ou à la destruction des sites de zones humides et de cours d’eau. Le soutien et les subventions à la production freinent les incitations auprès des agriculteurs, encouragent la sur-utilisation, la pollution et la détérioration des zones humides.

Cependant, les pays développés commencent à prendre conscience que l’eau, loin d’être abondante, est au contraire une ressource fragile, et qu’ils doivent mettre en place les bons signaux, aussi bien en ce qui concerne le marché que les choix publics. Ils commencent à s’atteler à la tâche, mais le chemin qui reste à parcourir est encore bien long pour de nombreux pays comme par exemple l’Inde, le Mexique, les Etats-Unis ou la Chine.

La Chine fabrique des produits alimentaires nécessitant une grande consommation d’eau, y compris dans le nord du pays, où l’eau est rare. Cela est dû en partie à son prix trop faible.
Ici, dans le nord de la Chine, le pompage abusif causé par la sous-évaluation, a entraîné l’irrigation excessive de cultures de maïs, de blé et d’autres céréales, causant un stress dans l’eau souterraine, la désertification, le tassement du terrain, la salinisation et d’autres problèmes. Les chercheurs du ministère des ressources en eau de la Chine, de l’UNESCO, du GCRAI et de l’OCDE ont constaté que le « transfert virtuel » net sous forme de produit de l’eau des terres arides du Nord vers la Chine du Sud resterait supérieur au transfert « réel » prévu dans l’important projet d’aqueduc du Sud vers le Nord. Les subventions à l’achat d’intrants font partie des politiques qui déforment le plus la production et le commerce tout en étant les moins efficaces d’un point de vue du ciblage ou du transfert de l’efficacité. Selon les recherches menées par le ministère de la science et de la technologie de la Chine, leurs conséquences environnementales sont encore bien pires. Les subventions à la production et à l’achat d’intrants et le comportement exagéré des fournisseurs d’intrants, des conseillers agricoles et des responsables ont entraîné la pollution massive de cours d’eau avec une sur utilisation des engrais et des pesticides de l’ordre de 20 % à 50 %, causant une charge excessive en éléments nutritifs. Les dirigeants de la Chine prennent néanmoins des mesures en vue de ré harmoniser les mesures incitatives, mais les progrès prendront du temps.

En revanche, l’expérience de l’Australie avec la réforme de la politique en matière de gestion de l’eau est instructive et souligne qu’une bonne intendance est plus souvent adoptée lorsque l’infrastructure, les institutions, les droits, les obligations et les incitatifs sont bien alignés. L’établissement des prix et la réforme institutionnelle sont associés afin d’assurer la viabilité commerciale des entreprises d’infrastructures en eau liées au gouvernement. La réforme institutionnelle et des droits se combinent afin de mieux définir les relations commerciales entre ceux qui répartissent l’eau et ceux qui l’utilisent. La réforme du droit et de l’établissement du prix permet de mieux définir et de déterminer conjointement le « produit » et le « prix ». Ces améliorations ont permis de mieux délimiter le rôle d’organisme de réglementation, de gestionnaire de ressources, d’opérateurs d’infrastructures et de fournisseurs de services, séparant de ce fait les droits de propriété de l’eau des questions de titre foncier.

Le dilemme – produire davantage de manière durable avec moins d’eau – souligne la nécessité de trouver des mécanismes de gestion de la demande permettant de réaffecter les disponibilités hydriques existantes, d’encourager leur utilisation plus efficace et de promouvoir l’équité de l’accès à l’eau. Les politiques devront mettre en place une structure d’incitations, de réglementations, de restrictions et de pénalités, et développer les pratiques agricoles plus économes, pour influencer et coordonner les manières dont les gens utilisent l’eau, tout en encourageant l’innovation dans les techniques d’économie d’eau.

 

Sources : Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) – Programme des Nations Unies pour l’environnement – Environment Canada – Commission européenne.
Photos :  Bras du fleuve Niger dans la région de Mopti-Kulenze au Mali (documents Yann Arthus-Bertrand).
Cultures irriguées sur pivot central dans l’oasis de Kufra en Libye (documents Wallpapers et NASA/JSC).

 

                                         Information pour les Mairies

    

  1. 1 commentaire pour “Qualité et bon usage de l’eau, sont les deux mamelles de la planète”

  2. par HOFBAUER, le 19 nov 2010| répondre

    Bonjour,
    Encore un article très intéressant. Bravo.
    En complément j’aimerai avoir votre avis sur la partie commerciale, c’est à dire le risque que représente les groupes privés sur cet économie de l’eau.
    N’est-ce pas un risque supplémentaire pour qu’elle ne soit pas accessible à tous?
    Merci de votre réponse.
    JL HOFBAUER

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